La numérisation et le scanner

La numérisation se définit comme étant l’action d’exprimer sous forme numérique des informations analogiques. Ces informations analogiques se présentent en général sous forme de documents, en l’occurrence des textes ou des images, sur feuilles de papier ou autres supports analogiques, tandis que leurs équivalents numériques peuvent être stockés sur ordinateur ou sur d’autres supports informatiques tels que les disquettes, les CD-ROM, les mémoires flash, etc. L’appareil qui permet de réaliser cette numérisation est communément appelé un scanner.

Un scanner est équipé d’un capteur, lui-même composé de photodiodes, et a pour rôle principal de transformer la lumière en signal électrique, qui sera par la suite transféré à un processeur pour y être analysé. La lumière peut être réfléchie par les couleurs pour les documents opaques, mais elle peut aussi être directe, car elle traverse alors les documents transparents. Il existe sur le marché différents types de scanners qui sont surtout à différencier par leurs caractéristiques techniques respectives.

Les principales caractéristiques techniques d’un scanner

Dans le processus de numérisation, plusieurs caractéristiques techniques peuvent être prises en compte pour ce qui concerne les scanners, mais seules celles qui sont considérées comme les plus importantes seront mentionnées dans cet article.

La plus déterminante d’entre elles est sans aucun doute la résolution optique du scanner. Elle se définit comme étant le nombre de points que le scanner serait capable de dissocier sur une surface d’un pouce carré. Et plus ce nombre est élevé, plus la précision du scanner serait meilleure. Cette résolution optique est mesurée en dpi ( « dot per inch » ) ou bien en ppp ( points par pouce ) , et sa valeur varie d’une manière générale de 600x600 dpi à 4800x4800 dpi .

La deuxième plus importante caractéristique technique d’un scanner est celle qui montre la capacité de l'appareil à différencier un grand nombre de nuances de couleurs. Plus ce nombre est important, et plus le scanner serait apte à mieux restituer le document à numériser. Cette caractéristique est appelée profondeur d’échantillonnage, et elle est mesurée en « bit ». Sa valeur varie de 10 bits , pour 1024 couleurs, à 42 bits où le scanner arriverait à dissocier 440 milliards couleurs environ. A titre d’exemple, les scanners les plus répandus actuellement, pour les usages courants, travaillent avec 24 bits, soit avec plus de 16 millions de couleurs.

Le mode de connexion du scanner avec l’ordinateur, appelé également interface, s’avère être la troisième caractéristique à prendre en compte. De ce mode de connexion dépend en partie la vitesse de numérisation d’un document. Les interfaces sont de plusieurs types, à savoir le port parallèle, le port USB ( Universal Serial Bus ) et le port SCSI ( Small Computer System Device). De nos jours , tous les ordinateurs possèdent , conformément aux nouvelles technologies, un port USB, beaucoup plus adapté pour les diverses techniques et les différents travaux courants de numérisation.

Les différentes techniques de numérisation

Les techniques de numérisation diffèrent d’un scanner à l’autre suivant leurs caractéristiques techniques respectives. Cependant elles peuvent être groupées en trois grandes catégories, à savoir les techniques de numérisation en mode point, puis celles appelées linéaires et enfin les techniques de numérisation matricielle.

La numérisation se fait point par point sur tout le document dans la technique de numérisation en mode point. Les scanners à tambour utilisent cette technique qui permet d’avoir une très haute résolution, mais avec une faible vitesse de numérisation. Elle n’est pas non plus adaptée à tous les types de documents et est surtout utilisée dans les arts graphiques.

La technique de numérisation linéaire fonctionne par balayage du document, lequel est analysé ligne par ligne par les photodiodes disposés en rangées. Cette technique est utilisée par les scanners à plat et offre une bonne qualité de numérisation. C’est la technique employée généralement par les scanners de bureau et les appareils photographiques numériques professionnels.

Le document à numériser est saisi en une seule fois dans la technique matricielle. Le capteur étant fixe, le temps d’exposition est devenu plus rapide, mais cette technique n’offre pas en général une très bonne résolution. C’est celle utilisée par les appareils photographiques numériques d’entrée de gamme.

Les divers procédés de numérisation

Les procédés de numérisation diffèrent suivant la nature de l’objet à numériser qui peut être soit des documents sur papier ou sur d’autres supports analogiques tels que des textes , des images, des photos etc, soit des documents multimédia en l’occurrence des images vidéos et des sons analogiques. Dans le premier cas, la numérisation se fait à l’aide d’un scanner, tandis que dans le second, elle est rendue possible grâce à un convertisseur analogique – numérique.

Les documents ainsi numérisés peuvent alors être stockés dans des fichiers numériques en vue de leurs éventuels traitements. Par ailleurs, un convertisseur analogique – numérique comprend entre autres un filtre anticrènelage, un multiplexeur, un échantillonneur bloqueur et un codeur ou un modulateur.

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