Classification du handicap et emploi
La classification du handicap
Pour favoriser son insertion dans le monde du travail, une personne souffrant d’un handicap doit entreprendre des démarches auprès de la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées en vue de la détermination du taux de son incapacité et d’obtenir la reconnaissance de son statut de personne handicapée, attesté par une carte d’invalidité. Son handicap physique ou mental est classifié, suivant des critères bien spécifiques par la CDAPH en trois catégories qui sont la catégorie A, pour un léger handicap, la catégorie B pour un handicap modéré et la catégorie C pour un handicap grave ou définitif. Par la suite, selon cette classification, ce sont aux autres commissions et associations d’aider la personne concernée dans sa recherche d’emploi pour un poste où il pourra s’acquitter convenablement des tâches qu’on lui va lui confier ou de l’orienter vers des formations que nécessitent son état.
La classification, l’emploi et la rémunération
Pour certains employeurs, embaucher une personne qui présente un handicap est une opération complexe car il s’agit de faire en sorte que le travail corresponde à son état. Des fois, cela nécessite certains aménagements dans les locaux où il doit exercer ou encore la limitation de son temps de travail. Ce sont, entre autres, des paramètres qui peuvent être défavorables à l’embauche, d’où la nécessité de la classification pour faciliter l’intégration des personnes handicapées dans le milieu professionnel. Toutefois, L’AGEFIPH, ou Agence de Gestion des Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées, attribue des aides aux employeurs recrutant les gens souffrant d’un handicap. Ils peuvent, selon la catégorie du handicap de l’employé et suivant l’accord de la Direction Départementale de Travail et de la CDAPH, réduire de 10% à 20% le salaire de ce dernier qui sera ensuite complété par l’AGEFIPH pour atteindre une valeur non inférieure au SMIC.
Autres droits du travailleur handicapé
La loi oblige les sociétés de plus de 20 personnes d’avoir l’équivalent de 6% de personnes handicapées dans son effectif, c’est ce qu’on entend généralement par obligation d’embauche. Par ailleurs, les employeurs qui n’appliquent pas cette obligation sont tenus de verser des contributions volontaires qui sont, selon des conventions entre l’ANPE et les entreprises, gérées par l’AGEFIPH. Par ailleurs, les personnes bénéficiant du statut de travailleur handicapé ont également droit à différentes formes d’aide qui sont soit la formation, la rééducation, la mise à niveau, le placement dans un atelier protégé pour les personnes souffrant d’un lourd handicap, les stages, les centres de distribution de travail à domicile ou encore les centres d’aide par le travail.
