Connaître la maladie pour pouvoir établir l’Alzheimer traitement
Pour pouvoir traiter la maladie, il faut d’abord la connaître. L’un des premiers cas de démence connue dans la littérature scientifique remonte à 1785. C’est en 1906 que le médecin allemand Alois Alzheimer donne la description de la maladie, associant épisodes délirants paranoïaques, hallucinations, comportement aberrant avec dissimulations d’objets.
La maladie est plus fréquente chez les sujets âgés, elle ne résulte donc pas d’un effet naturel du vieillissement. Elle apparaît par des lésions précises au niveau du cerveau : dégénérescences neurofibrillaires et accumulation de plaques séniles. Généralement, elle passe par plusieurs niveaux :
- Stade léger ou initial ou précoce : les symptômes sont encore faibles, avec les pertes de mémoire, les changements d’humeur et de comportement et les difficultés de communication. Les patients ne requièrent pas encore d’assistance ou d’une aide médicale.
- Stade modéré : observation d’un déclin des difficultés cognitives et fonctionnelles du malade. Ce dernier est encore conscient de sa condition, mais les symptômes commencent à s’aggraver.
- Stade avancé : le patient ne peut plus communiquer verbalement et de prendre soin de lui-même. Le malade est entièrement dépendant et nécessite des soins 24 heures par jour.
- Fin de vie : à ce stade, les soins visent surtout à donner au malade un confort. Il faut tenir compte de ses besoins physiques, affectifs et spirituels.
Diagnostiquer la maladie pour déterminer l’Alzheimer traitement adéquat
Afin de donner les meilleurs traitements, pour ralentir au maximum l’évolution de la maladie, il faut la diagnostiquer à temps. Ce diagnostic est un diagnostic d’exclusion, c’est-à-dire que les autres causes de démence doivent être éliminées, telles que : syndrome dépressif, hydrocéphalie, tumeur cérébrale, démence d’origine vasculaire.
La démence a été évaluée à partir des « critères du DSM IV », élaborés par l’Américain Psychiatric Association. Ils englobent l’association d’un trouble de la mémoire et d’autres fonctions cognitives. Le « Test de Folstein ou Mini Mental Score (MMS) » a été créé pour évaluer la sévérité de la démence. Il explore l’apprentissage, l’orientation temporospatiale, la mémoire, l’attention, le langage et le raisonnement.
Le diagnostic de la maladie, au niveau du stade précoce est difficile, plusieurs chercheurs tentent actuellement de trouver des marqueurs biologiques pour améliorer les possibilités de diagnostic à ce stade.
L’Alzheimer traitement
Des médicaments sont proposés pour ralentir l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Ces derniers ont des effets sur les troubles du comportement et les troubles cognitifs. Deux familles de médicaments sont les plus utilisées actuellement dans l’Hexagone. Il y la famille des anticholinestérasiques et les antiglutamates.
Les anticholinestérasiques
L’Alzheimer détruit les molécules (les acétylcholines) qui ont pour rôle de communiquer la mémoire aux neurones. Les anticholinestérasiques empêchent la dégradation de ces molécules. 3 molécules composent les anticholinestérasiques :
- donépézil
- rivastigmine
- galantamine.
Après la prise de ces médicaments, le malade connaît une nette amélioration, pour les gestes quotidiens et le comportement.
Les antiglutamates
Cette famille de médicaments a été découverte récemment, en 2002. Elle n’est formée que par un seul médicament : la mémantine. Ce médicament est surtout prescrit pendant la phase modérée ou avancée. La prise des antiglutamates permet de retarder la perte des fonctions cognitives.
